09 février 2012
L'oreille de Denys
La fête se déroulait, fastueuse et splendide, au palais de Denys, tyran de Syracuse.Dans toute la ville, le peuple poussait des cris de triomphe ; des barques chargées de fleurs glissaient sur la mer, aux clartés de la lune ; et le chant des matelots montait jusqu’aux étoiles. Les Athéniens étaient vaincus !... Pendant un an, ils avaient assiègé Syracuse. Mais, écrasés enfin, ils avaient vu leurs généraux mis à mort, et sept mille d’entre eux avaient été faits prisonniers.« Victoire ! criaient les courtisans. Gloire à Denys !... [Lire la suite]09 janvier 2012
Les trois vieillards - Conte biblique
Les premières lueurs du soleil levant venaient illuminer les hautes collines ; lentement l'astre éclatant s'éleva dans l'espace, et bientôt ses rayons inondèrent de leur clarté la plaine rocailleuse : c'était une vaste prairie de la Palestine, nue et sévère, où de maigres oliviers croissaient ça et là au milieu d'une herbe rare.Un jeune berger y faisait paître les brebis de son maître ; l'enfant se nommait Isaac, et ses parents étaient pauvres ; aussi passait-il de longues journées au pâturage, où il amenait son troupeau bien... [Lire la suite]09 août 2011
La Fée blanche
Par une belle après-midi de mai 1358, deux villageois travaillaient sous le soleil et poussaient la charrue au travers de leur champ, en une fertile plaine de Beauce. Depuis quelques jours, dans toutes les parties de la France, les paysans - les Jacques, comme on le appelait - s'étaient soulevés contre leurs maîtres et seigneurs suzerains. Ils parcouraient les campagnes, armés de faux et d'épieux ; ils incendiaient les châteaux, tuaient au hasard, pillaient... C'était, en notre douce terre de France, une grande désolation et une... [Lire la suite]05 novembre 2008
Le Lys d'Argent
Ceci se passait il y a bien longtemps, - si longtemps que les hommes en ont perdu le souvenir, - dans des régions très lointaines, - si lointaines que jamais les savants n'en ont parlé dans leurs livres.Dans ce pays était venu s'établir un vieillard de moeurs singulières ; maigre, vêtu d'une longue houppelande grise, il se promenait parfois dans la campagne sans prendre garde aux villageois. Tout en marchant, il se parlait à lui-même, et gesticulait, hochant la tête, remuant les bras. Il passait presque toutes ses journées enfermé... [Lire la suite]
